L’agriculture est le 2ème secteur économique après les commerces et services.
SAU (surface agricole utile) : 84 448 hectares soit 66 % de la surface du Sud Toulousain
Près de 1 400 exploitations, 46 industries alimentaires, 23 exploitations forestières et services annexes.
L’agriculture conserve une place déterminante dans l’activité économique du Sud Toulousain.
En effet, le Sud Toulousain est un territoire à forte vocation agricole (27 % des établissements, 2/3 de la superficie).
Cependant, on constate une évolution de l’activité, avec la disparition de 43 % des exploitations agricoles entre 1979 et 2000, en parallèle d’une augmentation de la surface moyenne des exploitations.
En ce qui concerne la production agricole du territoire, il existe une prépondérance des céréales et des oléagineux (45 % de la SAU) et des cultures industrielles (20 % de la SAU) notamment irriguées.
L’élevage a considérablement diminué et reste présent essentiellement dans les secteurs de coteaux. Ces évolutions entraînent une modification du paysage agricole avec la diminution des surfaces de prairies.
Enfin, dans un contexte d’urbanisation croissante, les terrains agricoles sont soumis à de fortes pressions, ce qui entraîne des stratégies de revente et fragilise d’autant plus la profession agricole.
Malgré tout, on recense désormais une diversification des pratiques agricoles et des innovations encourageantes pour le maintien de l’activité (nouvelles productions, nouveaux débouchés potentiels, agritourisme, vente directe, …).
Diagnostic 2007
Les enjeux
Le Pays du Sud Toulousain finalise en partenariat avec le Conseil Général, un diagnostic environnemental de son territoire. Ce document servira de base à l’Etat Initial de l’Environnement nécessaire au Projet d’Aménagement et de Développement Durable du SCOT. L’orientation choisie par le territoire est de porter un « regard inversé » sur son développement : définir dans un premier temps les espaces agricoles, naturels et écologiques à conserver et par défaut dédier les zones restantes aux infrastructures, à l’habitat, au développement économique et commercial…
Un secteur d’activité très présent et viable qui propose des productions diversifiées : l’élevage, les grandes cultures dans les vallées de la Garonne et de l’Ariège, des cultures nouvelles qui se développent (ex : le chanvre). Toutefois, la valeur ajoutée reste faible en l’absence de filières structurées de transformation des produits.
Un premier enjeu : le foncier
La forte consommation d’espace liée à l’étalement urbain et la spéculation foncière sur les terres agricoles peuvent fragiliser l’agriculture. Le SCOT donne aux élus les moyens de définir avec précision les zones à préserver aussi bien pour l’élevage que pour les cultures.
Un deuxième enjeu : le développement des filièresCela concerne autant la transformation sur place de certaines productions que leur commercialisation. Le territoire possède des atouts en la matière : des professionnels qui s’investissent et s’organisent (ateliers de découpe, CUMA des producteurs d’huile végétale, etc.), des produits de qualité, des cultures qui se diversifient. La proximité du grand marché toulousain qui offre également un débouché pour des produits dont la traçabilité est assurée. Les élus entendent jouer leur rôle en favorisant la mise en place des filières et des circuits courts de distribution. Ils souhaitent également saisir l’opportunité du futur pôle de compétitivité AGRIMIP